Articles de la Manche Libre du 21/04/2018

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Handibaie va signer une convention de partenariat (La Manche du 21/04/2018)

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Une grande fête pour le 500e guidon HCP (Ouest-France du 20/04/2018)

Henri-Claude Poisson est l’inventeur du guidon HCP (comme ses initiales) qui permet de relier un fauteuil roulant à un vélo et faciliter les promenades des personnes en situation de handicap.

Henri-Claude Poisson est l’inventeur du guidon HCP (comme ses initiales) qui permet de relier un fauteuil roulant à un vélo et faciliter les promenades des personnes en situation de handicap. | Ouest-France

Inventé en 2000, le guidon permettant à un fauteuil roulant d’être fixé à un vélo a été vendu à plus de 500 exemplaires. L’inventeur Henri-Claude Poisson fête cette réussite, samedi 21 avril 2018.

« Samedi 21 avril, Périers sera une fois de plus tournée vers le cyclisme avec une manifestation cyclisme des personnes à mobilité réduite, grâce à la mobilisation de nombreux partenaires solidaires. Henri-Claude Poisson sera mis à l’honneur pour son invention : le guidon HCP », présente Sandra Georgès, bénévole au sein de l’association Manche Promotion Piste.Il y a dix-huit ans, alors qu’il a en charge un adolescent atteint de polyhandicap, Henri-Claude Poisson comprend l’importance de le promener à vélo. Il accouche d’un procédé révolutionnaire. « Le guidon HCP est un équipement qui permet de fixer un fauteuil roulant à l’avant d’un vélo. En toute sécurité, le pilote et celui qu’il promène sont stabilisés et peuvent profiter du paysage. »Très rapidement, le créateur décide d’en faire profiter le maximum de personnes. Il fait breveter en 2009 son travail pour garder la main et se met en relation avec les établissements Lenormand. « Mon but était simple : produire en série le guidon HCP et le vendre au prix le plus bas possible, c’est-à-dire 359 € pièce. Je ne touche rien sur les ventes, je ne suis que conseiller technique. J’ai la fierté de faire vivre ce beau projet et d’apporter un peu de bonheur aux familles touchées par le handicap des enfants. Car pouvoir les promener, c’est se sortir pendant quelques heures des difficultés quotidiennes. Cette journée d’animations marque notre satisfaction d’avoir déjà réalisé 500 guidons HCP », comme 500 familles transformées par l’ingéniosité du système.

Découvert la fabrication du guidon

Avec Manche Promotion Piste, dont il est bénévole, Henri-Claude Poisson a concocté un après-midi de fête pour permettre à tous de découvrir la fabrication du guidon. Il y aura ainsi, dès 14 h, une visite des ateliers Lenormand avec Sébastien Hélaine, le technicien qui gère la fabrication en série de ce guidon novateur « de près de 9 kg en acier de construction. »Le but des organisateurs est de permettre aux familles utilisant le guidon HCP de se retrouver, d’échanger et de se promener ensemble, sur la voie verte, en toute sécurité et dans le respect de l’environnement.

Samedi 21 avril, animations pour le 500e guidon HCP, dès 13 h 30, place de la GareContact : poissonhc@wanadoo.fr – 06 78 94 10 31

Le nombre de demandeurs d’emploi handicapés augmente à marche forcée (Faire Face du 20/04/2018)

Le nombre de demandeurs d’emploi handicapés augmente à marche forcée

Plus de 510 000 travailleurs en situation de handicap étaient inscrits à Pôle Emploi en décembre 2017. En un an, leur nombre a augmenté deux fois plus vite que celui de l’ensemble des demandeurs d’emploi.

Rien n’arrête l’envol du chômage des travailleurs handicapés. Fin 2017, la France comptait 513 000 demandeurs d’emploi en situation de handicap, selon les chiffres rendus publics par l’Agefiph, le 16 avril. 13 000 de plus qu’en septembre 2017, lors du dernier pointage. 100 000 de plus qu’il y a quatre ans. Et quasiment deux fois plus que fin 2010 !

Certes, en 2017, le marché national de l’emploi a continué à se dégrader, pour les catégories de chômeurs, A, B et C. Mais le nombre de travailleurs handicapés inscrits à Pôle emploi a augmenté beaucoup plus vite (+4,7 % sur un an) que celui de l’ensemble des demandeurs d’emploi (+2,4 %). Résultat : plus d’un chômeur sur douze (8,6 %) est en situation de handicap.

Des recrutements en hausse de 5 %

Et pourtant, selon l’Agefiph, les recrutements de personnes handicapées ont augmenté de 5 % en 2017. Ce qui compense plus que largement le recul dans le secteur public (-1 %). Alors, comment expliquer que le nombre de demandeurs d’emploi continue à croître ? Tout simplement parce que la population de travailleurs handicapés augmente encore plus vite.

Mais toujours plus de travailleurs handicapés

En 2015, dernière année pour laquelle les statistiques sont disponibles, 2,7 millions de personnes âgées de 15 à 64 ans avaient une reconnaissance administrative de leur handicap. 300 000 de plus qu’en 2013. Une des conséquences, entre autres, du vieillissement de la population et de l’intensification des conditions de travail, comme l’expliquait le docteur Alain Jabes, dans un entretien accordé à faire-face.fr. Un véritable phénomène de société. Franck Seuret

La ville accessible au handicap : les élus ont testé (Ouest-France du 20/04/2018)

En fauteuil roulant, lunette occultante sur le nez ou casque sur les oreilles, les élus cherbourgeois ont vécu le quotidien d’une personne en situation de handicap moteur, visuel et auditif.

En fauteuil roulant, lunette occultante sur le nez ou casque sur les oreilles, les élus cherbourgeois ont vécu le quotidien d’une personne en situation de handicap moteur, visuel et auditif. | Ouest-France

Se déplacer en ville quand on souffre d’un handicap : c’est l’expérience à laquelle se sont livrés, mercredi, les élus. Verdict : c’est parfois un vrai parcours du combattant.

Se déplacer quand on souffre d’un handicap s’apparente bien trop souvent encore à un parcours du combattant. Le message est d’autant plus difficile à faire passer que les embûches auxquelles sont confrontés les handicapés ne le sont aucunement pour les valides. Mercredi 18 avril, Les Paralysés de France, l’Association des devenus sourds et malentendants de la Manche (ADSM Surdi 50) et Rétina France, ont uni leur voix pour interpeller les élus et responsables des services municipaux en les invitant à partager, ensemble, la problématique de l’accessibilité de la ville. « Il nous est apparu essentiel que ceux qui sont en charge des dossiers d’aménagement urbain puissent comprendre le quotidien des personnes en situation de handicap », explique Marjorie Mazeaud, responsable local des Paralysés de France.

Mise en situation en ville

Les trois associations ont donc imaginé une mise en situation sur le terrain sous la forme d’une déambulation dans les rues du centre-ville. Pendant deux heures, une dizaine d’élus cherbourgeois ont partagé successivement le sort d’un handicapé moteur, d’un déficient visuel et d’un malentendant. Pour les guider dans leurs premiers pas de personnes en situation de handicap, Christopher Padox, qui circule en fauteuil roulant. « Le moindre dénivelé équivaut à une fatigue supplémentaire et à un danger potentiel. Pour franchir certains passages protégés, si on ne prend pas un élan suffisant, on ne passe pas. Pire, le fauteuil peut reculer car le trottoir est en pente. »

Le maire, Benoît Arrivé, a éprouvé la difficulté de rouler sur les pavés de la Place de Gaulle. | Ouest-France

De son côté, Hubert Potel témoigne que les déficients visuels ont besoin, pour cheminer en toute sécurité, « d’un espace ordonné et libre. Les repères au sol et signaux sonores sont essentiels. » Trente-six carrefours jugés dangereux dans la ville sont équipés de ces dispositifs sonores, activables sur simple pression d’une télécommande universelle. « Gratuits, ces boîtiers sont disponibles en mairie. Il suffit d’en faire la demande. » Enfin, la déficience auditive plonge la personne qui en souffre dans un isolement déroutant et une grande vulnérabilité car de nombreux dangers restent imperceptibles.

Un nouvel essor pour l’accessibilité ? (La Manche Libre du 19/04/2018)

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La Journée des Accessibilités :  » Un Nouvel Essor » Texte complet de Gérard

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Dans la peau d’un handicapé… (La Presse de la Manche 19/04/2018)

HANDICAP. Sensibilisation dans les rues de Cherbourg

UNE DI­ZAINE D’ÉLUS ont par­ti­cipé hier après-midi à une sen­si­bi­li­sa­tion à dif­fé­rents han­di­caps au coeur même de Cher­bourg.

L’oc­ca­sion pour les as­so­cia­tions or­ga­ni­sa­trices (APF, Ré­tina France, ADSM Sur­di50) de prou­ver par l’exemple les dif­fi­cul­tés d’ac­ces­si­bi­lité du centre-ville. A tour de rôle, et épau­lés par les membres des as­so­cia­tions, les élus ont par­ti­cipé à trois par­cours, avec à chaque fois un han­di­cap dif­fé­rent : mo­teur (en fau­teuil rou­lant), vi­suel (avec des lu­nettes), au­di­tif (avec un casque).

Han­di­cap mo­teur

Chris­to­pher Padox, membre de l’APF qui se dé­place en fau­teuil rou­lant, n’a pas été avare de conseils. « Pour re­mon­ter sur le trot­toir, il faut ac­cé­lé­rer un bon coup », lance-t-il à Clau­die Lau­noy, maire ad­jointe à la po­li­tique de la ville et à l’éco­no­mie so­ciale et so­li­daire. En effet, au ni­veau de ce pas­sage-pié­ton de la rue du Val-de-Saire, la chaus­sée est clai­re­ment bom­bée. In­si­gni­fiante pour les per­sonnes va­lides, cette mon­tée est un obs­tacle pour un fau­teuil. « Pour nous, le pire, ce sont les pavés, les marches », ex­plique-t-il. « Sur ça, on peut faire des tra­vaux. Mais il y a aussi les in­ci­vi­li­tés des gens, qui vont se garer sur les trot­toirs, faire dé­bor­der la ter­rasse de leur café. » Il se fé­li­cite que les élus aient tenu pa­role en par­ti­ci­pant à cette jour­née. « L’idée est qu’ils puissent se rendre compte de nos dif­fi­cul­tés de tous les jours ».

Le té­moin : Fré­dé­ric Bas­tian (maire ad­joint au dé­ve­lop­pe­ment so­cial et à la pro­mo­tion de la santé) : « Il faut être ex­trê­me­ment at­ten­tif. J’ai été dé­sta­bi­lisé par la pente de cer­tains trot­toirs, qui nous di­rigent vers la route. Pour lut­ter contre cela, il faut pro­duire un ef­fort per­ma­nent. Les pavés, il faut bien le dire, doivent être com­pli­qués à gérer pour les per­sonnes en fau­teuil. Et puis cer­tains trot­toirs ont des fins bru­tales, j’ai failli tom­ber à un mo­ment. »

Han­di­cap vi­suel

Alors qu’il vient seule­ment de chaus­ser ses lu­nettes si­mu­lant une mau­vaise vi­sion, place De-Gaulle, Fré­dé­ric Bas­tian semble to­ta­le­ment perdu. « Je ne peux pas faire un pas avec ça », as­sure-t-il. Heu­reu­se­ment, il sera guidé par Hu­bert Potel, conseiller tech­nique han­di­cap et ac­ces­si­bi­lité, qui ex­plique ce qu’il fau­drait chan­ger dans le centre-ville de Cher­bourg : « Il fau­drait plus d’ordre et de ri­gueur dans le mo­bi­lier ur­bain. » Il prend pour exemple la place de la Fon­taine, où, entre les jeux pour en­fants et les ter­rasses des cafés, il est qua­si­ment im­pos­sible de ne pas ren­con­trer un obs­tacle. Pour lui, la ren­contre d’hier per­met « d’ap­pré­hen­der, de sen­si­bi­li­ser et de faire consta­ter pour avan­cer ».

Le té­moin Jean-Mi­chel Maghe (maire dé­lé­gué de Quer­que­ville) : « Quand une per­sonne va­lide se pro­mène, je dirai qu’elle consacre 10 à 15 % de son at­ten­tion à ses dé­pla­ce­ments. En étant mal­voyant, j’ai l’im­pres­sion que c’est l’in­verse : notre at­ten­tion est mo­no­po­li­sée à 80 % pour nos mou­ve­ments. Je pense aussi que dans la foule, ce doit être en­core plus dif­fi­cile à gérer ».

Han­di­cap au­di­tif

C’est par le biais d’un casque obs­truant l’au­di­tion que les élus ont testé ce han­di­cap. Un han­di­cap qui n’est pas le plus pé­na­li­sant lors­qu’il faut se dé­pla­cer, comme l’in­dique Ni­co­las Hervé, res­pon­sable pour le Nord-Co­ten­tin de l’as­so­cia­tion ADSM Sur­di50 : « Ce han­di­cap, in­vi­sible, est beau­coup plus pré­sent lors­qu’il s’agit de com­mu­ni­quer ». Tou­te­fois, pas rares sont les pié­tons qui font confiance à leur oreille pour tra­ver­ser… Ni­co­las Hervé salue cette demi-jour­née, car, selon lui, « rien ne vaut la sen­si­bi­li­sa­tion ».

Le té­moin : Be­noît Ar­rivé (maire de Cher­bourg-en-Co­ten­tin) : « J’en­ten­dais très peu le monde ex­té­rieur. J’avais un sen­ti­ment d’en­fer­me­ment, mais aussi de ne pas être dans la réa­lité du mo­ment. C’était dé­rou­tant. Du coup, l’im­por­tance de la vue s’est ren­for­cée ».

Place De-Gaulle, les pavés ne sont pas les meilleurs amis des personnes en fauteuil roulant.
Place De-Gaulle, les pavés ne sont pas les meilleurs amis des per­sonnes en fau­teuil rou­lant.
L'Association des paralysés et ADSM Surdi50 ont proposé une simulation de handicap à des élus.
L’As­so­cia­tion des pa­ra­ly­sés et ADSM Sur­di50 ont pro­posé une si­mu­la­tion de han­di­cap à des élus.
par  Alexis Got­thold

L’APF CHANGE DE NOM ET DEVIENT APF FRANCE HANDICAP

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L’Association des Paralysés de France (APF), organisation reconnue d’utilité publique, de défense et de représentation des personnes en situation de handicap et de leur famille, change aujourd’hui de nom et devient APF France handicap.

Forte de 85 années d’engagement pour les droits des personnes, APF France handicap prend aujourd’hui un nouvel élan avec un nom et une identité graphique plus modernes et plus en adéquation avec ses missions et ses actions.

Ce changement de nom, adopté et voté par les adhérents de l’association dans le cadre de la modification de ses statuts, traduit également l’ouverture – déjà réelle – d’APF France handicap à d’autres types de handicap, au-delà de la déficience motrice.

Communiqué de presse pour le changement Nom – APF France handicap

L’APF devient APF France handicap