Communiqués

A l’occasion des Jeux paralympiques, l’APF prend la parole sur France Inter.

Un spot publicitaire sera ainsi diffusé à 6h49 et à 12h45 ou 12h55 sur France Inter, du 7 au 18 septembre.

Ces spots ont pour but de soutenir et féliciter les sportifs en situation de handicap qui concourent actuellement aux Jeux paralympiques, mais aussi de mettre en avant les « épreuves » du quotidien auxquelles doivent faire face les personnes en situation de handicap : trouver un logement accessible, se rendre chez le médecin, utiliser les transports en communs, accéder aux commerces, etc.

Un spot différent sera diffusé chaque jour, mettant en avant une situation particulière à chaque fois.

Voici par exemple l’un des spots :

« L’Association des Paralysés de France encourage et félicite tous les sportifs qui concourent aux Jeux paralympiques de Rio. Et elle soutient aussi Lucas, qui est obligé de choisir le film qu’il va voir au cinéma en fonction de l’accessibilité de la salle aux personnes en fauteuil roulant.

L’APF agit au quotidien pour les droits des personnes en situation de handicap et de leurs proches, car il reste des progrès à faire pour permettre l’accès de tous à la culture.

Pour avoir plus d’informations et aider l’association dans ses actions, rendez-vous sur apf.asso.fr. »
Retrouvez l’APF sur https://www.franceinter.fr/direct

Accessibilité : le Conseil d’Etat censure une disposition rétrograde !

Le jeudi 21 juillet 2016

Communiqué de presse

L’Association de Défense et d’Entraide des Personnes Handicapées (ADEP), l’Association des paralysés de France (APF) et le Groupement pour l’Insertion des Handicapés Physiques (GIHP) se félicitent de la décision du Conseil d’Etat de censurer l’une des dispositions de l’arrêté du 8 décembre 2014 introduisant un nouveau motif de dérogation à l’accessibilité pour les établissements recevant du public (ERP), suite au recours qu’elles avaient déposé conjointement avec l’Association Nationale Pour l’Intégration des personnes Handicapées Moteurs (ANPIHM).

De plus, le Conseil d’Etat a décidé que cette disposition avait un effet rétroactif. Ainsi, tous les agendas d’accessibilité programmée ayant été déposés jusqu’à présent devront être réexaminés pour invalider ceux invoquant le motif de dérogation de l’article 1er.

La décision du Conseil d’Etat qui censure l’article 1er de l’arrêté du 8 décembre 2014 fait suite à un recours pour excès de pouvoir engagé par l’ADEP, l’ANPIHM, l’APF et le GIHP contre cet arrêté qui ouvrait la porte à des dérogations systématiques et non plus justifiées à la mise en accessibilité.

L’article 1er de l’arrêté du 8 décembre 2014 prévoyait en effet que les établissements recevant du public (ERP) attenants à un trottoir de moins de 2,80 mètres avec une pente de 5% et une marche supérieure à 17 cm, étaient automatiquement exonérés de recherche de mise en accessibilité pour la déficience motrice. Or, un grand nombre d’ERP répondent à ces caractéristiques et étaient donc exemptés, de fait, de toute mise en accessibilité.

Les associations s’étaient particulièrement élevées contre cet article, à l’opposé de l’esprit de la loi handicap de 2005, qui accordait déjà 3 motifs de dérogation sur justifications (économique, technique et préservation du patrimoine). Elles sont donc aujourd’hui très satisfaites de voir cet article censuré avec en outre un effet rétroactif.

Dans ce même recours, les associations avaient également alerté le Conseil d’Etat sur une disposition ne garantissant ni la mobilité ni la sécurité des personnes en situation de handicap dans les sas d’isolement.

D’ailleurs en mars dernier, le Conseil d’Etat avait fait droit à leur demande en censurant la mesure dans les sas d’isolement des immeubles d’habitation.

Mais de façon étonnante, cette même mesure n’a pas été censurée pour les sas d’isolement des ERP.

Une décision incompréhensible pour les associations !

L’ADEP, l’APF et le GIHP espèrent cependant que la décision du Conseil d’Etat concernant la censure de l’article 1er est un premier pas vers un retour à une législation permettant une réelle mise en accessibilité des lieux publics et des transports en commun.

Les associations rappellent que l’accessibilité ne concerne pas que les personnes en situation de handicap, mais bien l’ensemble de la population : les personnes âgées, les parents avec poussette, les blessés temporaires, les touristes et voyageurs, les usagers des transports, les cyclistes, etc.

D’autres recours auprès du Conseil d’Etat ont été déposés, l’ADEP, l’APF et le GIHP en attendent des issues similaires !

Contact presse :

APF : Evelyne Weymann : 01 40 78 56 59 – 06 89 74 97 37

Tour de France

Communiqué

Le 28 juin 2016

Samedi 2 juillet :

L’APF participera à la grande sortie vélo organisée au départ de Tourlaville (10h Espace Georges Fatôme) avec 5 vélo pousseurs. L’association présentera l’après-midi le guidon HCP vélo pousseur sur son stand installé dans le village du Tour place de Gaulle à Cherbourg.

Dimanche 3 Juillet :

Afin de permettre aux personnes en situation de handicap de suivre le passage de la caravane et des coureurs du tour dans de bonnes conditions de visibilité et de sécurité, la ville de Cherbourg-en-Cotentin en partenariat avec l’APF a réservé un emplacement dédié. Cet emplacement réservé aux personnes se déplaçant en fauteuil roulant ou ayant une station debout pénible, sera matérialisé à l’angle de la rue du Val de Saire et du Quai de l’entrepôt (Pont tournant).

 

Charline Ozenne Coordinatrice de la délégation

Frédérik Lequilbec Représentant Départemental

Des annonces positives mais pas de réel changement pour le quotidien des personnes en situation de handicap

Le jeudi 19 mai 2016

CommuniquÉ de presse

CONFÉRENCE NATIONALE DU HANDICAP

Alors que la dernière Conférence nationale du handicap du quinquennat Hollande s’est tenue ce matin, l’Association des paralysés de France (APF) est déçue par des discours convenus ne répondant pas aux priorités des personnes en situation de handicap et de leur famille. Les quelques annonces du président de la République ne prennent pas en compte les difficultés majeures rencontrées par les personnes : accessibilité, emploi, ressources, compensation, etc.

Les seules annonces positives concernent le cumul de la prime d’activité avec l’allocation adulte handicapé, les rentes et pensions d’invalidité et l’annonce de la professionnalisation des auxiliaires de vie scolaire (AVS) actuellement en contrat aidé.

Cependant, l’APF attendait des annonces fortes et de véritables perspectives d’amélioration du quotidien des personnes en situation de handicap ; elle a eu, à la place, un bilan avec au final assez peu d’annonces.

L’annonce de la professionnalisation des AVS actuellement en contrat aidé est une grande avancée pour la scolarisation des enfants en situation de handicap en milieu ordinaire. Mais le déploiement de ces 50.000 équivalents temps plein des Accompagnants des Elèves en Situation de Handicap (AESH) ne doit pas faire oublier la formation initiale et continue des enseignants, primordiale pour mettre en place une vraie accessibilité pédagogique pour tous les élèves.

L’APF salue également l’annonce du cumul entre la prime d’activité et l’allocation adulte handicapé (AAH), les rentes et pensions d’invalidité, qui est une très bonne nouvelle pour les personnes en situation de handicap ayant un emploi. C’est un gain de pouvoir d’achat pour au moins 400.000 personnes aux revenus modestes.

L’APF note également une avancée sur la sécurisation des ressources pour les personnes ayant l’AAH avec taux incapacité de 80% ou plus.

Concernant l‘emploi accompagné, s’il ne répond pas à l’ensemble des besoins des actifs en situation de handicap, il constitue une amorce vers une meilleure prise en compte des besoins d’accompagnement vers et dans l’emploi. Mais l’APF rappelle que 500 000 personnes sont au chômage.

Enfin, le plan polyhandicap annoncé, avec quelques moyens supplémentaires, est une avancée qui reconnait les besoins spécifiques de ces personnes et de leur famille.

Par contre, l’accessibilité est le grand absent de cette Conférence nationale du handicap. Les chiffres annoncés par le ministère (300.000 établissements accessibles) ne correspondent pas à la réalité vécue par les personnes en situation de handicap !

De même la question de l’accès aux droits et l’importance du rôle des Maisons départementales des personnes handicapées reconnue par le président de la République lui-même n’ont pas fait l’objet d’annonces particulières. Ainsi que le sujet de la compensation.

En conclusion, l’APF salue la place donnée à la parole et aux témoignages des personnes lors de cette conférence, mais note un grand décalage entre les fortes attentes des personnes et l’absence de réponse du président de la République. Dans le domaine de l’accessibilité, de la compensation ou de l’emploi des personnes en situation de handicap, ce n’est pas prêt d’aller mieux !

Contact presse :

Evelyne Weymann : 01 40 78 56 59 – 06 89 74 97 37

Pour les personnes en situation de handicap « ça va moins bien ! »

Le 18 mai 2016

CommuniquÉ de presse

CONFÉRENCE NATIONALE DU HANDICAP 

A la veille de la 4e Conférence nationale du handicap, l’Association des paralysés de France (APF) attend des réponses concrètes à la hauteur des fortes attentes des personnes en situation de handicap et de leurs proches. Car pour les personnes en situation de handicap, ça ne va pas mieux, ça va moins bien !

En effet, la situation s’est largement dégradée ces dernières années. L’accessibilité a connu de graves reculs avec les ordonnances rétrogrades qui annulent l’obligation d’accessibilité ; l’emploi des personnes en situation de handicap est en berne avec 500 000 personnes au chômage ; les ressources des personnes sont toujours sous le seuil de pauvreté et les prestations de compensation du handicap sont revues à la baisse par les départements.

Face à cette situation dramatique, l’APF attend un engagement fort du président de la République et du gouvernement.

L’APF salue l’initiative du président de la République d’organiser le 19 mai une nouvelle Conférence nationale du handicap, comme il s’y était engagé lors de la dernière Conférence nationale du handicap de décembre 2014. Cependant, la situation des personnes en situation de handicap et de leur famille s’est largement dégradée ces dernières années.

Concernant l’accessibilité, l’APF déplore le dispositif des Agendas d’accessibilité programmée (Ad’AP), qui est un échec pour le gouvernement, auxquels il faut ajouter d’autres retours en arrière : un décret et un arrêté du 24 décembre ouvrent la possibilité à des dérogations à l’accessibilité pour les logements neufs ; le projet de loi pour une République numérique en-deçà des obligations d’accessibilité numérique prévues par la loi de 2005 ; ou encore les discours sur les normes qui remettent en cause le principe même de l’accessibilité.

Quand les personnes en situation de handicap pourront-elles circuler comme tout un chacun ?

L’APF attend de cette conférence un ton ferme envers les mauvais élèves de l’accessibilité qui n’ont toujours rien mis en œuvre pour se rendre accessibles, alors que l’obligation d’accessibilité date de 1975.

En matière d’éducation, la politique pourtant volontariste du gouvernement montre ses limites.

L’enseignement dispensé dans les Écoles Supérieures du Professorat et de l’Éducation (ESPE) reste, 3 ans après leur mise en place, globalement trop faible et disparate pour permettre aux enseignants de répondre à l’ambition d’une école inclusive affichée dans la loi de refondation de l’école.

La question de la précarisation des personnels d’accompagnement est loin d’être résolue et le nombre d’Accompagnants d’Élèves en Situation de Handicap (AESH) en CDI reste loin des 28 000 promis et très inférieur au nombre d’accompagnants en Contrat unique d’insertion (48 000).

Trop de jeunes en situation de handicap arrivent encore en fin de scolarité obligatoire sans qualification professionnelle, ce qui compromet grandement leur possibilité d’insertion professionnelle.

L’emploi connaît également une situation catastrophique, 500 000 personnes en situation de handicap sont au chômage ! Les chiffres ne font qu’augmenter depuis une dizaine d’années, le taux de chômage de personnes en situation de handicap atteignant le double du taux de chômage de la population.

L’APF attend une mobilisation sur le chômage de longue durée (la durée moyenne du chômage est de 780 jours pour les personnes en situation de handicap, contre 570 pour le reste de la population) dans le cadre de la conférence sociale et des négociations concernant l’assurance chômage.

Une revalorisation de 81 centimes par mois, c’est l’augmentation maximale accordée par le gouvernement aux bénéficiaires de l’allocation adulte handicapé (AAH) depuis le 1er avril dernier.

Un niveau de revalorisation de 0,1% inacceptable pour l’APF au regard des conditions de vie précaires d’un million de personnes en situation de handicap.

Cette revalorisation ridicule concerne également un million de bénéficiaires de pensions d’invalidité.

L’APF attend de cette conférence l’annonce d’un coup de pouce pour toutes ces personnes vivant sous le seuil de pauvreté.

La compensation du handicap est elle aussi malmenée. Dix ans après l’instauration de la prestation de compensation du handicap (PCH), la majorité des personnes en situation de handicap ne bénéficient toujours pas d’une prise en charge intégrale des surcoûts liés à leur handicap !

Pire, de nombreuses personnes font face à des restes à charge très importants et s’enfoncent dans la précarité ; le périmètre de cette prestation exclut toujours certains types d’aide ; les plans personnalisés de compensation sont très souvent revus à la baisse et les barrières d’âge n’ont toujours pas été supprimées.

Pour pallier ces dysfonctionnements, l’APF demande une extension du périmètre de la PCH (activités domestiques, parentalité, aides à la communication, etc.) et une prise en charge intégrale des besoins des personnes.

Enfin, dans ce contexte déjà très difficile, les personnes ont de plus en plus de mal à accéder à leur droits. Les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) ont de moins en moins de moyens pour fonctionner alors que les demandes ne cessent d’augmenter.

Pour cette dernière conférence du handicap du quinquennat, l’APF demande au président de la République de donner une impulsion politique majeure et essentielle, avec des réponses concrètes aux difficultés quotidiennes vécues par les personnes en situation de handicap et leur famille. Les personnes en situation de handicap seront attentives aux conclusions de cette conférence ; elles ne veulent pas être, à nouveau, déçues !

Contact presse :

Evelyne Weymann : 01 40 78 56 59 – 06 89 74 97 37

ATTENTATS DU 13 NOVEMBRE 2015 : Ensemble pour nos libertés fondamentales !

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Le lundi 16 novembre 2015

Communiqué de presse

L’Association des Paralysés de France (APF) est profondément bouleversée et choquée par les événements dramatiques survenus à Paris et Saint-Denis dans la nuit du vendredi 13 novembre. L’association adresse ses condoléances aux familles endeuillées et réaffirme son soutien aux victimes ainsi qu’à toutes les personnes touchées par ces attentats barbares.

Au-delà de la colère et de la tristesse qui nous submergent, nous devons dépasser la peur, terreau de l’intolérance et lutter contre toutes les formes d’exclusion et de rejet de l’autre.

En ces heures sombres, il est en effet plus que jamais nécessaire de nous mobiliser pour préserver et défendre nos libertés fondamentales.

Aujourd’hui, l’APF, fidèle à ses valeurs fondées sur les droits de l’homme, réaffirme sa volonté de construire une société non-discriminante, libre, juste et solidaire. Une société qui refuse la violence mais aussi la stigmatisation et le repli sur soi. Une société inclusive !

Dans cet esprit, l’association, actrice de la société civile, soutient et soutiendra toutes les initiatives poursuivant cet objectif humaniste d’un « vivre ensemble » dans le cadre de nos valeurs républicaines de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.

Alain Rochon Prosper Teboul

Président de l’APF Directeur général de l’APF

Prosper TeboulDirecteur général de l’APF

Directeur général de l’APF

PROJET DE LOI DE FINANCES 2016 / Une victoire pour les personnes en situation de handicap qui font reculer le gouvernement !

Communiqué de presse

Le mercredi 4 novembre 2015

Hier soir, au cours de l’examen de la seconde partie du projet de finances 2016 (PLF) en séance publique à l’Assemblée nationale, le gouvernement a annoncé le retrait de la mesure scandaleuse concernant le calcul de l’AAH !

Un recul obtenu notamment grâce à une forte mobilisation citoyenne via la pétition initiée par l’APF change.org/HandicapStopIndecence dont le nombre de signataires a doublé en 24h pour atteindre plus de 48 000 soutiens aujourd’hui et à l’intervention de l’APF auprès des différents groupes parlementaires !

Une victoire teintée d’inquiétudes toutefois puisque le gouvernement demande à ce que ce sujet soit repris dans le cadre de la mission parlementaire sur les minima sociaux confiée à Christophe Sirugue.

Pour l’APF, il est temps de considérer la création d’un revenu d’existence personnel pour l’ensemble des personnes en situation de handicap (AAH, pensions d’invalidité, rentes accident du travail…) ne pouvant pas ou plus travailler du fait de leur handicap ou de leur maladie invalidante !

Pour rappel, l’APF a lancé il y a une semaine une alerte forte pour dénoncer une mesure indécente du PLF 2016 s’attaquant aux ressources des personnes en situation de handicap, notamment les plus démunis à travers l’allocation aux adultes handicapés (AAH) et ses droits connexes. Cette décision risquait d’aggraver tout particulièrement les conditions de vie de 21% des bénéficiaires de l’AAH, soit 210 000 personnes. Pour 205 euros au mieux perçus du revenu de leur épargne chaque année, ces citoyens auraient perdu entre 1257 et 2151 euros par an.

Le retrait de cette mesure annoncée hier par Ségolène Neuville, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées, est donc une bonne nouvelle pour les personnes en situation de handicap et leurs proches. Et l’APF prend acte de cette décision de bon sens du gouvernement mais accuse Bercy d’avoir engagé cette mesure d’économie injuste et injustifiable, qui a fortement inquiété les personnes en situation de handicap et leur famille en incitant déjà certaines à fermer leur compte sur livret !

L’alerte « Stop à l’indécence » des personnes en situation de handicap soutenue par des dizaines de milliers de citoyens a été entendue via la pétition change.org/HandicapStopIndecence : l’association remercie à cet égard vivement tous les citoyens pour cet élan de solidarité !

Toutefois, l’APF reste très inquiète et reste attentive car le gouvernement risque de revenir sur ce sujet dans le cadre de la mission parlementaire sur les minima sociaux confiée au député Christophe Sirugue.

L’APF rappelle que l’AAH n’est pas et ne sera jamais, par nature, un minimum social comme les autres (Cf. tableau en fin de communiqué).

Pour l’APF, le sujet ne peut être réduit aux minima sociaux ordinaire.

Depuis des années, l’association appelle fortement à engager une politique pour la création d’un revenu d’existence personnel pour l’ensemble des personnes en situation de handicap (AAH, pensions d’invalidité, rentes accident du travail…) ne pouvant pas ou plus travailler du fait de leur handicap ou de leur maladie invalidante. Une demande à laquelle les gouvernements successifs sont restés sourds jusqu’à présent. Qu’en sera-t-il de celle-ci ?

Contact presse :

William Bastel : 01 40 78 56 59 – 06 89 74 97 37

L’AAH n’est pas un minima social comme les autres !

L’AAH, si elle est un minimum social, n’est pas et ne sera jamais un minimum social comme les autres. Y toucher sans vigilance sous couvert de politique d’harmonisation, c’est s’exposer à des effets pervers non contrôlés et désastreux.

  • La précarité frappe très fortement les personnes en situation de handicap. Elles vivent pour la plupart sous le seuil de pauvreté toute leur vie durant. Elles sont trois fois plus pauvres en condition de vie1 que le reste de la population.

  • Les restes à charge supportés par ces personnes du fait notamment d’une compensation du handicap largement insuffisante sont nombreux, ces personnes doivent supporter ces dépenses sur leurs moyens d’existence amputant d’autant leur reste à vivre effectif. Elles prennent en charge ainsi sur leurs ressources la réparation de matériel, les produit de soins ou prestations non pris en charge, l’achat de matériel indispensable, le financement d’un nombre ou du coût horaire effectif d’une aide humaine…

1 Source DREES – rapport IGAS Chérèque et Abrossimov – novembre 2014 handicap et précarité

Le gouvernement prêt à aggraver la situation financière déjà précaire des personnes en situation de handicap !

Communiqué

Cherbourg-Octeville le 03/10/2015

Dans le cadre du projet de loi de finances 2016, le gouvernement prévoit de prendre en compte les revenus des livrets non imposables (livret A, livret d’épargne populaire) dans le calcul du montant de l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH).

L’AAH est un minimum social qui se monte, après une revalorisation misérabiliste au 1 er septembre 2015, à 807,66 euros. Son montant est bien inférieur au seuil de pauvreté de 977 euros.

Les revenus d’épargne issus de ces livrets représentent des sommes dérisoires à l’échelle des économies que l’Etat français doit réaliser. Mais pour les personnes en situation de handicap, aux ressources déjà faibles, ces petits revenus sont essentiels pour vivre au quotidien.

Il s’agit là d’un véritable scandale. Pour des économies de bout de chandelle, l’Etat est prêt à grever les ressources déjà faibles des plus vulnérables.

Comité d’Entente auquel l’APF est associé demande au Gouvernement de renoncer à cette mesure et aux parlementaires de rejeter cet article qui vient renforcer l’exclusion des personnes concernées.

Le Comité d’Entente

Pour le Conseil APF de la Manche

M. Frédérik LEQUILBEC (Représentant Départemental)

Le Comité d’Entente est un organisme informel qui regroupe 70 organisations nationales représentatives des personnes handicapées et des parents d’enfants handicapés.

Son comité restreint est composé de : la Fédération des A.P.A.J.H. (Fédération des Associations pour Adultes et Jeunes Handicapés) ; l’A.P.F. (Association des Paralysés de France) ; le C.L.A.P.E.A.H.A. (Comité de Liaison et d’Action des Parents d’Enfants et d’Adultes atteints de Handicaps Associés) ; la C.F.P.S.A.A. (Confédération Française pour la Promotion Sociale des Aveugles et des Amblyopes) ; la F.F.A.I.M.C (Fédération Française des Associations d’Infirmes Moteurs Cérébraux) ; la FNATH (Association des Accidentés de la Vie) ; le G.I.H.P. National (Groupement pour l’Insertion des Personnes Handicapées Physiques) ; l’U.N.A.F.A.M. (Union nationale des familles et amis de personnes malades et /ou handicapées psychiques) ; l’Unapei (Union Nationale des Associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis) ; l’U.N.I.S.D.A. (Union Nationale pour l’Insertion Sociale du Déficient Auditif) ; Trisomie 21 France (Fédération d’Associations pour l’Insertion Sociale des personnes porteuses de Trisomie 21), la FFDys (Fédération Française des dys – troubles du langage et des apprentissages) et l’AIRe (Association des instituts thérapeutiques éducatifs et pédagogiques et de leurs réseaux)

Les Sénateurs dégradent l’accessibilité : la honte !

Communiqué de presse

Le mercredi 3 juin 2015

L’Association des paralysés de France (APF) est particulièrement révoltée par l’examen du projet de loi de ratification de l’Ordonnance relative à l’accessibilité par le Sénat hier en fin de journée. L’APF, présente au Sénat, a été choquée d’entendre les discours rétrogrades de la majorité des Sénateurs sur l’accessibilité ! Les principaux amendements faisant échos aux attentes des associations ont été rejetés par les Sénateurs et par Ségolène Neuville, Secrétaire d’Etat en chargée des personnes handicapées, alors qu’elle affirmait aux associations, il y a quelques jours, s’en remettre à la sagesse des Parlementaires pour faire évoluer le texte.

Par contre, les amendements des « lobbies » (collectivités locales, commerçants, entreprises, etc.) ont été entendus par les Sénateurs ! Ainsi, les personnes en situation de handicap sont désormais privées de logements sociaux accessibles, les Sénateurs proposent de se passer des ascenseurs pour accueillir les personnes au rez-de-chaussée ou encore de « porter les personnes » !!

Au final, un texte qui fait honte à la France et une posture irrespectueuse de Sénateurs et de la Secrétaire d’Etat qui n’ont que faire des difficultés quotidiennes des 9,6 millions de personnes en situation de handicap.

L’APF se tourne désormais vers les députés qui devront examiner prochainement le texte et espère un sursaut de leur part !

L’APF déplore tout particulièrement la mauvaise foi du Gouvernement et des rapporteurs du projet de loi de ratification de l’Ordonnance : dès le début de la séance publique, la Secrétaire d’Etat en charge des personnes handicapées a indiqué qu’il n’était pas question de remettre en cause l’équilibre du texte, censé être issu d’une concertation avec tous les acteurs concernés, dont les associations. Une fois encore, l’APF rappelle que les associations n’ont cessé de dénoncer les reculs de ce texte et ont donné un avis défavorable à ce sujet ! L’APF – avec le Collectif pour une France accessible – se mobilise régulièrement depuis de nombreux mois contre ce projet de loi et ses mesures contraires à l’accessibilité : manifestations partout en France, pétitions, interpellations des Parlementaires, etc. La semaine dernière encore, une vingtaine de villes se sont mobilisées contre ce texte via des actions coup de poing, et notamment un « die-in » de personnes en situation de handicap à proximité de l’Elysée.

Comment la Secrétaire d’Etat ose-t-elle alors affirmer que ce texte résulte d’une concertation avec les associations ?!

L’APF dénonce cette instrumentalisation abjecte.

Malgré le retard de la France en termes d’accessibilité par rapport aux autres pays européens, ce texte et les amendements adoptés hier sont catastrophiques et font honte à la France !

Ainsi, les bailleurs sont désormais autorisés à construire des logements sociaux neufs inaccessibles. Les personnes en situation de handicap, dont certaines vivent sous le seuil de pauvreté avec l’AAH ou des pensions d’invalidité, sont pourtant des bénéficiaires non négligeables des logements sociaux ! La majorité des établissements recevant du public et des transports publics ordinaires restent, eux aussi, exonérés d’une mise en accessibilité.

La majorité des Sénateurs et les rapporteurs du projet de loi n’ont cessé de tenir des discours qui sonnent faux à l’égard des personnes en situation de handicap et ont préféré privilégier le « réalisme et le pragmatisme économique ». L’APF indignée par ces discours lamentables attend désormais des députés l’obtention de modifications majeures sur ce texte, qui ne respecte pas la Convention internationale des Droits des personnes handicapées.

Contact presse :

Evelyne Weymann

Handidon 2014 : 803.000 euros collectés au profit de l’APF

COMMUNIQUE

Cherbourg Octeville le 20/01/2015

Mardi 20 janvier avait lieu dans les locaux de notre siège national à Paris la remise des prix de l’opération Handidon 2014 lancée sur tout le territoire par l’Association des Paralysés de France.

Cette première édition parrainée par Thierry Beccaro a permis de collecter 803 000€

Dans le département de la Manche se sont 7000 € qui ont été collectés du 15 septembre au 15 décembre par les bénévoles mobilisés pour proposer cette grande loterie nationale.

Nous tenons à remercier tous ceux qui ont tenté leur chance en achetant un ticket HandiDon. Ils contribuent directement ainsi à financer nos actions en faveur des enfants et adultes en situation de handicap moteur dans notre département.

La liste des gagnants est consultable sur le site http://www.apf.asso.fr/ ou sur place à la délégation de Cherbourg-Octevillle, 59 rue du val de Saire.